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Par Fred Pixlab

COVID-19/FAQ à destination des professionnels de santé

Date de mise en ligne : 28/01/21

En tant que professionnels de santé administrant le vaccin ou interrogés par un patient

Sur les risques potentiels du vaccin :

  1. Existe-t-il une contre-indication à l’administration du vaccin contre la Covid-19 si on présente une pathologie allergique ? 

Les patients présentant une allergie respiratoire, cutanée ou alimentaire, ou une allergie aux venins d’hyménoptères, y compris sévère, peuvent se faire vacciner. La seule contre-indication à la vaccination concerne une allergie aux constituants du vaccin et plus particulièrement au PEG ou aux polysorbates.

  1. Au début de la campagne de vaccination au niveau mondial, des cas de chocs anaphylactiques graves chez des patients vaccinés ont été rapportés. Que s’est-il passé ? 

Les premiers cas d’anaphylaxie post-vaccin anti-COVID ont été très médiatisés dans le contexte d’un nouveau vaccin, mais la fréquence des réactions anaphylactiques au vaccin anti-COVID est similaire à celle des médicaments en général. 

  1. Y a-t-il eu des cas graves en France et/ou des décès liés à la vaccination contre la Covid-19 ? 

A ce jour en France, l’ANSM dénombre deux réactions anaphylactiques sur plus d’un million de personnes vaccinées, et aucun décès lié à une allergie. Tous les cas ont guéri sans séquelle. Des personnes sont décédées après avoir été vaccinées, mais aucun lien avec le vaccin n’a été établi selon l’ANSM.

  1. Quelle est la fréquence de ces réactions allergiques ?

Cette fréquence est très faible, environ 1/100 000, un chiffre comparable aux allergies aux médicaments en général ou aux vaccins.

  1. Comment puis-je prévenir au mieux les effets indésirables de mes patients ?

Le vaccin ne demande pas plus de précautions qu’avec les autres vaccins. Il faut simplement s’assurer que le patient n’a jamais fait de réaction allergique sévère à un médicament injectable, un médicament non identifié ou un vaccin. 

  1. Dans quel(s) cas mon patient doit-il consulter un allergologue avant de se faire vacciner ?

Si mon patient a déjà fait une réaction allergique sévère à un autre vaccin, un médicament non identifié ou à un traitement injectable. Dans ce cas, un avis allergologique pour la réalisation éventuelle de tests est souhaitable.

  1. Où ces tests peuvent-ils être effectués ?

Chez un allergologue.

Avant l’administration du vaccin :

  1. Lors d’une vaccination antigrippale, mon patient fait des réactions importantes, mais cela se passe bien avec une demi-dose. Peut-on opter pour la même chose avec le vaccin anti-SARS-CoV-2 ?

Les données relatives au taux de protection du vaccin contre la COVID-19 ont été établies à partir de doses complètes injectées. On ignore à ce jour si la réduction de dose assurerait une protection efficace du vaccin.

  1. Quelles sont les différentes voies d’administration du vaccin ?

Une seule, par voie IM uniquement.

  1. Est-il obligatoire d’informer mon patient sur les différents risques de réactions allergiques pour obtenir le consentement au vaccin ? 

Oui, l’information éclairée et loyale reste de mise avec ce vaccin comme avec les prescriptions médicamenteuses habituelles pour lesquelles le risque d’allergie est d’ailleurs le même.

  1. Est-il possible de faire des tests cutanés vis-à-vis du PEG et/ou polysorbate pour savoir si mon patient est allergique ? Est-ce intéressant ?

Il n’existe pas de test prédictif capable de déterminer si mon patient est allergique au  PEG (présent dans les vaccins Pfizer/BioNTech et Moderna) ou au polysorbate, un produit proche du PEG (présent uniquement dans le vaccin AstraZeneca), si ce dernier n’a jamais fait jusqu’alors de réaction allergique au PEG.

  1. De quelles alternatives dispose-t-on pour les personnes allergiques au PEG et/ou au polysorbate ?

Deux solutions dans ce cas : attendre l’arrivée de vaccins sans PEG/polysorbate dans quelques mois, ou bien réaliser une vaccination selon un protocole d’induction de tolérance (vaccination en secteur hospitalier spécialisé en allergologie sous surveillance médicale rapprochée).

Juste après l’administration du vaccin : 

  1. Combien de temps doit durer la surveillance après l’injection du vaccin ? 

Environ 15 minutes.

  1. Dois-je disposer de doses d’adrénaline ?

Oui, comme pour toute intervention de ce type. Les auto-injecteurs d’adrénaline sont à privilégier (injections en IM).

  1. Quels signes faut-il évaluer chez le patient après l’administration du vaccin ? A partir de quel moment mon patient peut-il repartir chez lui ? 

Si le patient ne ressent aucun effet indésirable ressemblant à une anaphylaxie (c’est-à-dire des difficultés respiratoires, des gonflements, de l’urticaire, des douleurs abdominales etc.) dans les 15 minutes suivant la vaccination, il n’y a pas de signe particulier à rechercher et le patient peut partir.

COVID-19/FAQ à destination des patients souffrant d’allergies

Date de mise en ligne : le 19/01/2021

  1. Je souffre d’une allergie respiratoire, cutanée, alimentaire et/ou médicamenteuse : puis-je me faire vacciner ? Oui. La seule contre-indication à la vaccination anti-COVID avec les vaccins commercialisés par Pfizer/BioNTech et Moderna est un antécédent d’allergie immédiate au PEG (polyéthylène glycol). Quant aux Polysorbates, on les retrouve uniquement dans le vaccin AstraZeneca. Je peux donc me faire vacciner dans toutes les autres situations.
  2. Je suis asthmatique puis-je me faire vacciner ? Oui, surtout si j’ai un asthme sévère traité par cortisone orale ou biothérapie.
  3. Je souffre d’une affection de longue durée, puis-je me faire vacciner ? Oui.
  4. J’ai des problèmes cardiaques et/ou respiratoires, puis-je me faire vacciner ? Oui.
  5. J’ai déjà eu la Covid et je suis allergique, puis-je me faire vacciner ? Oui, je peux me faire vacciner si et seulement si je suis guéri(e) depuis au moins 3 mois de cette COVID.
  6. J’ai déjà fait une réaction sévère à un vaccin, puis-je me faire vacciner ? Oui, cependant par mesure de précaution, il convient de consulter un allergologue auparavant.
  7. Qu’est-ce que le polyéthylène glycol et le polysorbate ? Le PEG, tout comme le polysorbate servent à fluidifier certains médicaments. Ils sont couramment utilisés dans différentes familles de produits cosmétiques et comme excipient dans plusieurs médicaments injectables.
  8. Comment savoir si j’y suis allergique ? Je suis possiblement allergique si j’ai déjà fait une réaction allergique immédiate (en général dans l’heure) après avoir reçu un médicament contenant du PEG. En raison d’allergies croisées, je peux également être allergique au polysorbate (présent uniquement dans le vaccin AstraZeneca).
  9. Dois-je me faire tester pour vérifier que je ne suis pas allergique au PEG ? Il n’est pas utile de me faire tester si je n’ai jamais fait de réaction allergique au PEG jusqu’à présent. 
  10. Dans quel(s) cas dois-je consulter un allergologue ? Je dois consulter un allergologue si j’ai déjà fait une réaction allergique sévère à un autre vaccin, un médicament non identifié ou à un traitement injectable.
  11. Mon allergologue peut-il me vacciner directement ? Tout médecin pourra me vacciner dans un futur proche mais les vaccinations sont pour le moment réalisées dans des centres de vaccination.
  12. Pour une personne allergique, existe-t-il un vaccin moins risqué qu’un autre ?  Par rapport aux autres vaccins, les données rapportées à ce jour au niveau mondial ne montrent pas de danger particulier concernant les différents vaccins contre la COVID.
  13. Puis-je demander à être vacciné avec un vaccin en particulier ? Pour cela, il faudrait que le centre de vaccination dispose de plusieurs vaccins différents, ce qui n’est pas toujours possible (approvisionnement, conditions de stockage qui sont parfois plus complexes pour certains vaccins que pour d’autres etc.) 
  14. Le vaccin comporte-il de l’œuf, de l’aluminium ou du cuivre ? Non.
  15. Quelles sont les probabilités que je fasse une réaction allergique au vaccin ?Cette probabilité est très faible, environ 1/100 000, un chiffre comparable aux allergies immédiates au médicament en général.
  16. Quand se manifestent les réactions allergiques au vaccin ? Les réactions allergiques apparaissent le plus souvent dans la première heure après l’injection et peuvent persister quelques jours. Il peut y avoir des effets secondaires un peu plus décalés dans le temps, mais ils sont beaucoup plus rares. 
  17. Comment se manifestent les réactions allergiques ? Elles se manifestent surtout par des réactions locales autour du site d’injection, et plus rarement par une urticaire, un œdème du visage et/ou des gènes respiratoires. 
  18. Y-a-t-il un délai de réflexion ? Puis-je changer d’avis ? La vaccination contre la COVID-19 n’est pas obligatoire en France, je peux donc choisir de ne pas me faire vacciner/ changer d’avis à n’importe quel moment.
  19. Combien de personnes ont-elles fait une réaction allergique ? Certaines sont-elles décédées ? A ce jour en France, on dénombre 4 cas de réactions allergiques sérieuses sur près de 500 000 personnes vaccinées, et aucun décès lié à une allergie.
  20. J’ai un doute/je ressens des effets secondaires après la première prise du vaccin, à qui dois-je m’adresser ? Le mieux est d’en parler avec le médecin du centre de vaccination où j’ai été vacciné. Mais je peux également en parler avec mon médecin qui pourra si besoin le signaler à un centre de pharmacovigilance.

COVID-19/communiqués

Vaccination contre la Covid-19 et antécédents allergiques : résumé des recommandations Françaises (CNP allergologie/ FFAL/ SFA/ TRAM) pour les allergologues

Vaccin contre le SARS-CoV-2 : quand est-il nécessaire de consulter un allergologue ?

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Conseil pour la vaccination

Les asthmatiques sont invités à continuer à prendre leur traitement par corticoïdes inhalés

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Allergies & environnement : tous mobilisés

Le 14 novembre 2019 a eu lieu l’événement “Allergies et environnement : tous mobilisés” organisé par la Fédération Française d’Allergologie.

Plateforme de propositions

La Fédération française d’allergologie regroupe la Société française d’allergologie (SFA), le Syndicat français des allergologues (SYFAL), l’Association nationale de formation continue en allergologie (ANAFORCAL), le Collège des enseignants d’allergologie (CEA) et l’association de patients Asthme & Allergies (A&A). Elle a pour objectif d’organiser la spécialité mais aussi de sensibiliser la société au défi posé par les allergies qui touchent un Français sur trois.

Aujourd’hui, on estime à presque 30% la part de la population française (soit 18 millions de personnes) qui souffre d’une ou de plusieurs formes d’allergies, contre 3,8% seulement en 1968. Reflets du changement de nos modes de vie et des évolutions de notre environnement, les allergies restent néanmoins sous-diagnostiquées compte tenu de la faible reconnaissance dont elles font l’objet, alors qu’elles représentent la quatrième maladie chronique et la première cause d’absentéisme professionnel.

Car au-delà des effets de l’allergie sur la vie quotidienne des patients et ses impacts sur la vie tant professionnelle que personnelle, la pathologie représente également un coût pour la société : baisse de la productivité, arrêts de travail, hospitalisation, errance thérapeutique, etc. La prévalence de l’allergie et ses impacts sur la collectivité nécessite une mobilisation de la société toute entière : pouvoirs publics, collectivités territoriales, entreprises et société civile car chacun peut agir, à son niveau.

Pour toutes ces raisons, la Fédération Française d’Allergologie appelle à la mobilisation de tous les acteurs et va aller au-devant des élus locaux et des chefs d’entreprises pour qu’ils s’engagent sur des mesures simples et efficaces. Un groupe de travail rassemblant la communauté allergologique, les patients et les services du ministère des Solidarités et de la Santé, a travaillé sur la définition de cette plateforme de propositions. Car il est aujourd’hui urgent de prendre conscience de l’impact des allergies sur l’organisation de notre société, nous vous invitons à prendre part à la mobilisation collective pour réduire les conséquences sanitaires et économiques de cette maladie sociétale.

Élus, candidats, chefs d’entreprise mobilisez-vous.